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 Laelya & Dahlia | Les jours passés

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Date d'inscription : 24/04/2018
MessageSujet: Laelya & Dahlia | Les jours passés    Ven 11 Mai - 23:35

« Ce que je voudrais, c'est qu'on arrête de jouer a la gentille petite famille comme si tout allais parfaitement bien !
― Mais tout va parfaitement bien Cillian.
― Parfaitement bien ? Cette guerre est terminée enfin , et Dahlia est assez grande pour subvenir seule a ses besoins ,qu'avons nous l'obligation de la garder encore ? »

Le regard de Meven MacAllistair s'était noircis  presque instantanément. Jamais il n'avait eu l'air moins humains qu'à cet instant et il réservait ce regard a son propre fils.  Dans la pièce attenance, la propre femme de Cillian , se recroquevillait sur elle même en entendant les éclats de voix. Dans le salon ou elle se trouvait l'ambiance était étrange aussi. Alice , sa belle-mère lisait un livre en affichant l'air de la personne qui n'entend rien et surtout ne veux rien entendre et un peu plus loin : le sujet de la discorde. Dahlia et son visage si clair, si pur , si doux jouait avec Jasper, le propre fils de ce frère qui la détestait tant. Quoiqu'en vérité elle ne semblait pas non plus avoir une réelle affection pour Cillian.   Le petit garçon ne semblait avoir réellement conscience du drame qui se jouait sous ses yeux et sans doutes qu'il ne saurait jamais le funeste destin qui serai sans doutes le sien.

« Pauvre petite chose, tu ne sais vraiment rien n'est-ce pas?
― Pardon ? »

Mino MacAllistair s'était tendue aux mots de la jeune blonde. Elle ne la regardait pas, gardant toute son attention sur le visage de son jeune neveu mais, d'une façon ou d'une autre, la femme avait la sensation que c'était a elle que s'adressait l'adolescente. Et a entendre le ricanement sournois qui s’échappait des lèvres de cette dernière, il était difficile de penser autrement. C'était un rire étrange, chantant, mélodieux surréel et pour la première fois depuis des années elle se demandait si cette famille ne cachait un secret qui aurai survécu a la guerre. Personne sur terre ne pouvait réellement avoir un tel rire. Si beau et si violent a la fois.

En un battement de cil la jeune fille était sur elle. Penchée au dessus de son siège, son corps filiforme et parfumé penché au dessus du sien. Ses yeux étaient les plus noirs qu'elle avait jamais vu – n'étaient-ils pas supposés être bleus ? – et une main anormalement griffue, aux ongles pareils aux serres d'un oiseau enserraient son menton délicat pour la forcer a regarder dans ce regard atroce. L'or de ses cheveux  balayait la peau de son visage, mais elle était trop figée et terrifiée pour en sentir les frôlements. Ses ongles de bêtes entaillaient avec agressivité sa peau. La fille se tenaient là, dans cette posture étrange, tendue, la tête légèrement penchée vers la droite, la regardant de biais et autour le silence s'était fait. La tension qui régnait dans la pièce avait même provoqué l'arrivée subite de Cillian et Meven.

Le premier avait poussé un gémissement d'horreur et Mino n'avait pas sus comment réagir face a la terreur manifeste qui le prenait. Face au fait qu'il n'avait visiblement pas l'intention de s'interposer et d'arrêter sa sœur. Quelle genre de créature était-elle ? En étaient-ils ? Allait-elle mourir ici ?  Son fils était-il seulement humain.

« Tais-toi donc un peu Cillian, tes grincements pitoyable me donnent l'envie de faire quelque chose réellement atroce et je ne crois pas que tu aimerai.  Quand a toi ...Quelqu'un est supposé t'apprendre ta place dans cette maison et elle est tout en bas de la chaîne alimentaire ; ne l'oublie jamais ...
― Laisse-là en dehors de cela, s'il-te-plait, Dahlia ...juste cette fois...
Parce que tu crois que tu es en mesure de me demander quoique ce soit ? L'importance de la dette que tu as envers moi ne pourrai même pas être compensée en trois générations. Tu es une honte pour cette famille. »

Mais Dahlia s'était reculée relâchant sans la moindre délicatesse, sa presque belle-sœur.  Avec un sourire tordu elle avait léché l'ongle de pouce griffu pour goûter le sang de la jeune maman, elle n'aimait même pas réellement cela mais elle se délecta du haut le cœur qui secoua la femme.

« Tu te pose trop de question, stupide femme. Ton fils et ton mari sont aussi abjectement humains que tu l'es et vois-tu c'est ce que je hais plus que tout chez eux. »

Le phénix avait soufflé alors que son visage et ses mains reprenaient une forme humaine. De cette façon qui aurai pu se douter qu'elle n'était pas une adolescente strictement humaine ? Mino n'avait jamais osé penser le contraire jusqu'à cet instant. Mais Dahlia n'était définitivement pas ce quelle laissait entendre qu'elle était. D'un geste dédaigneux de la main elle avait demandé a tout le monde quitter la pièce et d'une façon ou de l'autre elle avait été obéie en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

⁌⁕⁍

C'était dans cette ambiance étrange qu'elle avait quitté la maison ce jour là.
Dahlia ne pouvait pas dire qu'elle le regrettait parce qu'elle ne le faisait pas. Elle aimait assurément sentir ce pouvoir qu'elle avait sur eux et rien ne la rendait plus satisfaite que de savoir qu'ils étaient a ce point accrochés a elle. Ce n'était que justice après tout. Un cycle que les humains avaient provoqué eux même alors qu'elle n'avait jamais rien demandé d'autre que de vivre en paix. Si ça n'avait pas été pour eux, pour leur seule existence alors elle serait sans doutes encore sauvage dans quelque forêt ancestrale a construire son nid, ou a voler a travers ciel.  

Définitivement.
Assurément.

Ils payaient seulement leur dus.
La dette qu'ils avaient envers elle et envers toutes les autres créatures sur lesquelles ils avaient marché pendant si longtemps en refusant de se plier a l'ordre naturel.  

Dahlia ne faisait peut-être pas ce qui était « juste » mais eh bien, elle n'avait que faire de la justice, de la bien-pensance ou pire de l'opinion générale.

L'air frais du début de soirée caressait ses joues avec un enchantement manifeste. Elle crevais déjà de le sentir dans ses plumes, de le sentir contre son corps, s'engouffrer sous ses ailes. Dahlia n'avait aucune affection pour cette forme humaine déplaisante, elle se sentait, lourde, comprimée, prise au piège. Lentement mais sûrement elle s'était dirigée vers la foret, s'enfonçant la ou les humains ne pourraient pas la voir. Elle prenait toujours garde a ne jamais être associée au visage de Dahlia en temps que Phénix. Malgré les « progrès » sociétaux il y avait en l'oiseau une crainte ancestrale que celle d'être a nouveau traquée et prise en chasse tuée  encore et encore. Mourir n'était jamais une activité agréable : ça avait beau arriver souvent, elle ne s'y faisait pas.

Une fois a l’abri des regards elle avait retiré ses vêtements et les avait abandonné la au sol sans la moindre considération.  

Elle se tenait là, d'une nudité parfaite ses pieds nus encrés dans la terre, la lumière du crépuscule perçait difficilement au travers de la cime des arbres. C'était la que se trouvait sa place. Puis elle avait fermé les yeux un court instant et la seconde suivant le corps humain avait laissé place aux plumes de feu de l'Oiseau. Son plumage flamboyant n'avait pourtant rien  brûlé, elle avait vécu après tout si longtemps dans une forêt comme celle-ci. Dans un cris qui déchira le Ciel l'Oiseau pris son envol, déployant son impressionnante envergure dans le ciel.

Instinctivement elle était venu se poser sur un rocher au dessus d'un plan d'eau. Un source jaillissait de là, éveillant une certaine nostalgie et une étrange mélancolie. Était-elle déjà venue ici ? Quand ? A quelle époque ? Y était-elle revenue par la suite ? A quand est-ce que tout cela remontait. Le cou penché avec suspicion au dessus de l'onde elle tentait de reconstituer les morceau de sa mémoire disparue. Percevant du mouvement et une présence elle avait  hésité un moment et tourné son visage en direction de l'étrangère qui ne l'était pas tant au regard de ce qui avait surgit dans son corps.

Dahlia avait abandonné ses plumes pour la peau lisse et blanche d'une adolescente. Nue, sans pudeur. Et pourquoi faire de toute façon.  Ses yeux étaient restés résolument noirs et sa bouche avait bougé d'elle seule.

« Lælya, La Gardienne de la source. »

Elle avait soufflé.
Pas certaine de ce que cela éveillait en elle. Au moins elle se sentait en sécurité désormais. Pas besoin de fuir à tire d'aile.  La jeune blonde l'avait détaillée avec attention ; laissant une étrange sensation dans son esprit.

« Tu n'as pas vraiment changé. Pour une raison ou une autre je me sens assez surprise de voir que cet endroit existe encore pourtant je ne me souviens pas y être venue, t'y avoir rencontrée ni quand cela aurait eût lieu... Est-ce que je m'appelais déjà Dahlia ou est-ce que c'était pendant un autre cycle ?  »

Dans une autre vie.

« Es-tu bien ici ? »
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