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 Midnight Movies ~ PV Aidan Johnson

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MessageSujet: Midnight Movies ~ PV Aidan Johnson   Ven 2 Fév - 22:06

A perte de vue, la vapeur argentée des nuages enroulait ses volutes illuminées d'astres. A la faveur du froid ambiant, une minuscule particule pâle finit par s'en détacher : un flocon infime, qui commença lentement à chuter vers les profondeurs, vaste carte noire où la ville étincelante étendait ses tentacules de feu à travers la campagne. Il tourbillonna dans le vent, échappa à l'impact avec un oiseau égaré, et finalement, entama sa course vers une rue calme, où un promeneur errait comme lui, emporté par la brise du destin. Pas un ouragan, pas une mer d'huile, une simple brise, un destin classique. Le promeneur leva la tête, et, mû par une soudaine envie puérile, tira la langue. Le flocon s'y posa.

Noah, sa longue mèche flottante en balancier devant son visage, son pull irlandais à col roulé remonté en plis sombres autour de son visage mal rasé, sortait de quelques jours de grippe. Une lueur fiévreuse animait encore son regard aux teintes de caramel. Il n'avait pas pu se rendre au lycée, il n'avait pas chassé non plus, pas mangé de façon générale... et à l'instant, il n'avait rien vu de toute cette scène. Il était resté parfaitement immobile, les mains posées sur les accoudoirs de son siège pourpre, les yeux fermés. Il s'était perdu dans la musique. Mais quand il rouvrit les yeux et vit le film débuter, il admira avec quelle perfection le générique lui avait raconté toutes les émotions de cette petite particule de neige, et à quel point cette ouverture était appropriée pour un film qui raconterait, avec poésie et attendrissement, l'errance de ce promeneur qui se continuait. Décidément, quand ces maudits humains se mêlaient d'être des artistes, ils ne faisaient pas les choses à moitié.

A ses côtés, une femme d'âge mur venue seule et qui prenait des notes, une critique de cinéma, peut-être, attirait légèrement son attention. Oui, pourquoi pas elle : elle l'avait regardé à la dérobée plusieurs fois, ce serait facile... Il lui parlerait à la sortie. Elle serait charmée. Il serait patient. Elle serait imprudente. Il serait impitoyable. Elle disparaîtrait à jamais. Et son père serait fier de lui. Et sa mère aurait de quoi manger. L'histoire était aussi simple que ça, une histoire vieille comme l'aube des temps.

On n'en faisait pas, des films aussi simples. Il y avait toujours un élément perturbateur... Un héros. Une brèche dans la perfection, dans la muraille qui séparait le monstre des hommes, et un courageux Thésée pour y glisser un regard, puis se lancer, l'épée à la main : forcer les deux mondes à fusionner dans un combat épique. Dans le film de ce soir, ce serait l'amour... Evidemment, ce serait l'amour. Ces braves moutons de Panurge ne s'en lassaient pas, de ce motif-là ! Servi à toutes les sauces, comme un plat prestigieux, et dévoré avec appétit, sans un regard à la liste des ingrédients. Personne dans cette salle ne savait peut-être ce qu'était vraiment l'amour.

Lui, il le savait. Cela avait un goût de fer, la même couleur pourpre que ces sièges, le même brillant que ces images oniriques à l'écran. Et cela, comme la musique, pouvait donner pendant quelques secondes l'illusion d'être enfin rassasié. Avant le retour au vide. Il se sentait seul... Il savait, et il aurait préféré ne pas savoir. Etre comme tous les autres, comme ce personnage si charmant à l'écran, le jouet des illusions : un enfant dans leur berceau. Lorsque l'inévitable scène de sexe et de grands serments débuta, il détourna les yeux, et se contenta d'écouter les violons.

Quand le film se termina, il attendit que la femme au carnet quitte la salle pour lui emboîter le pas, la tête dans les nuages du film où il aurait voulu rester prisonnier, mais les pieds sur terre, sur le sentier de la chasse. Une ombre le suivait. Pas la sienne. L'ombre de la vie qu'il aurait pu vivre en ce moment, s'il avait fait un autre choix. Mais il ne regardait jamais en arrière, ce qui lui évitait de croiser le regard de cette ombre. Ses mocassins en cuir de daim filaient en silence sur le tapis du cinéma. Il allait la saisir... Personne ce soir ne surgirait des nuages, en robe de neige et en brandissant l'épée de feu, pour lui arracher sa proie.
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MessageSujet: Re: Midnight Movies ~ PV Aidan Johnson   Dim 11 Fév - 22:30

Aidan rentrait tout de juste d’un de ses rendez-vous. Une sorte de refuge accueillant les sans-abri. Leur fournissant un toit pour la nuit ainsi que qu’à boire et de la nourriture. Normalement, ce type de centre était censé enregistrer les noms de tous ceux venant passés une nuit chez eux, en particulier les nouveaux venues dans cette ville. Il devait aussi avertir si un incident se passait ou s’il avait surpris quelque chose de louche. Bien sûr, il n’était pas dans l’obligation de se déplacer pour recueillir ce type d’information, maintenant tout se faisait par mail ou par téléphone. Cependant, dans la mesure où il a le temps il préfère se déplacer par lui-même. Voilà donc l’objet de sa dernière visite du jour. L’heure était tardive, comme le montrait les quelques étoiles dans le ciel. Il comptait rentrait dans son bureau où l’attendait un peu de paperasse. Sur son chemin, il passa devant le cinéma. Cela faisait un moment qu’il n’y était pas allé et soudain la perspective de passer la soirée en se détendant avec un bon film lui semblait bien plus distrayante qu’une pile de dossiers. Et puis, c’est vrai qu’il avait des obligations, mais ce détendre un peu ne serait-ce qu’un soir ne serait pas bien grave.

La procédure voudrait qu’il ne s’y rende pas seul, mais bon. A l’heure qu’il était la salle serait déjà dans le noir, personne ne remarquerait sa présence et puis il garderait l’oeil tout de même au cas où. Mais à peine fut-il installé qu’il aperçut le tatouage ou plutôt la rune qu’il s’était faite sur le poignet gauche, clignoté deux fois. Celui-ci était censé lui signaler s’il y avait une créature dangereuse dans les parages. Il avait plusieurs runes de ce genre et d’autres plus complexe sur le corps pour se protéger. Il était sorcier après tout et les sorts de protection sont de plus la spécialité de sa famille. Il soupira, tout en réfléchissant. C’était sûr qu’il devait y avoir une espèce dangereuse ici, mais cela ne voulait rien dire. Ces espèces ont beau être fichées, certaines mènent pourtant une vie tout à fait normale. Voilà pourquoi il n’avait pas ordonné que l’on élimine toutes ces espèces, mais qu’on les surveille très étroitement. Les éliminer serait de la barbarie pure et dure. Il avait promit un havre de paix et de sécurité pour quiconque suivrait ses règles. Tant qu’on jouait le jeu, il n’avait raison de se montrer agressif. Reste à savoir si celui-ci respectait les règles et puis aussi rien que pour sa conscience personnelle, il ne pouvait pas partir ainsi sans suivre cette créature, histoire de voir ce qu’elle va faire. Cela ne fait pas de mal après tout.  

Alors que le générique s’affichait, il plaça son autre main sur son poignet et récita une incantation pour parvenir à localiser précisément l’individu en question. Une fois cela fait, il sortit du cinéma. Il avait maintenant l’individu en visuel. Un jeune homme d’une vingtaine d’années. Ce qu’il n’aimait pas c’est que cet individu semblait suivre une femme. L’aborder pour lui demander son chemin ou du feu serait inutile, car trop temporaire. Il existait aussi une possibilité assez grande pour qu’il le reconnaisse et donc il serait bien ridicule que le maire ne connaisse pas sa propre ville. Il choisit d’accélérer le pas pour volontairement lui rentrer dedans. Il improviserait ensuite la discussion. Il le percuta donc assez violemment puis se confondit en excuse.

«Oh, excusez-moi, je suis vraiment désolé, j’étais dans mes pensées je ne vous avais pas vu. Tout vas bien ?»

Il prit un temps, lui laissant le temps de se redresser et de reprendre ses esprits. Maintenant qu’il était en face de lui, il avait la certitude qu’il faisait partie d’une des espèces dangereuses. Lui et son personnel avait justement eu une réunion à ce sujet, donc son visage ne lui était pas inconnu. C’était ce matin alors il était sûr de ne pas se tromper.

«Vous étiez au cinéma vous aussi ? Joli film non ? Cela fait bien longtemps que n’y était pas mal et je ne suis pas déçu d’avoir fait le déplacement. Et vous, comment l’avez-vous trouvé ?»

Il espérait ainsi lançait la conversation, histoire de permettre à la potentielle victime de s’échapper.

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MessageSujet: Re: Midnight Movies ~ PV Aidan Johnson   Lun 12 Fév - 17:22

Le jeune homme y était presque. Son coeur battait déjà plus vite, comme si la lutte s'était déjà engagée. Sa proie était juste devant lui. Il lui semblait, d'ailleurs, qu'elle avait ralenti le pas, en un élégant langage non verbal, pour l'inciter à se rapprocher et à la saisir. Telle la  bête qui se laisse distancer par la horde, lors de la poursuite finale, consciente que son heure est venue de restituer son énergie vitale au grand cycle sauvage de la nature. Il passa devant une affiche qui annonçait une rediffusion nostalgique des Dents de la Mer, et eut l'impression d'entendre la musique traditionnelle dans sa tête, ce qui lui donna un grand sourire presque enfantin. N'était-il pas amusant que cette scène se déroule dans un cinéma ? Soudain, dans un dérapage contrôlé sur le sol du hall, rendu humide par le passage de centaines de chaussures pleines de neige, une silhouette sortit de nulle part et le percuta. Il ne l'avait pas du tout vu venir. Cela le mit de très mauvaise humeur : il sentait le jugement de son père peser sur lui, même en son absence. Mauvais chasseur, maladroit, distrait. La différence entre un estomac plein et un estomac vide.

Il plongea ses yeux profondément noirs dans ceux, d'un bleu glacial et perçant, de celui qu'il identifiait comme un adversaire. Furieux de voir sa proie disparaître au coin de la rue, frappé au visage par l'air froid qui venait du dehors, il eut l'impression de se sentir dépossédé, mais une solution logique lui apparut aussitôt. Puisque ce stupide chevalier servant venait se placer sur son chemin, entre lui et sa cible, il endossait lui-même ce rôle ; il ne pourrait s'en prendre qu'à lui-même si les conséquences s'avéraient... dévorantes. Et comme il ne connaissait pas de meilleure méthode pour jouer un rôle que de le calquer sur une réalité intensément ressentie, il traduisit ce que son langage corporel révélait, sous une forme plus acceptable que "vous m'avez volé mon dîner, à vous de le remplacer" : "j'avais une touche ce soir, mais si c'est votre manière un peu brutale de me dire que j'en ai une avec vous, ça me va aussi." Son froncement de sourcils laissa la place à un sourire plus adulte alors qu'il parcourait d'un regard peu timide la physionomie de son interrupteur.

"Je ne vais pas vous mentir : moi qui ai les chevilles fragiles, je crois que vous m'avez fait un peu mal. Mais je ne vous en veux pas. Vous vous excusez déjà beaucoup trop, voyons. On dirait presque que je suis quelqu'un d'important."

Il veilla cependant à boiter, à partir de ce moment. Son bras se tendit, avec une petite moue d'excuse ; il avait ses clefs de voiture à la main, mais la place où il s'était garée se trouvait forcément trop loin pour quelqu'un qui avait la cheville endommagée. Il allait falloir que monsieur l'aide, à présent. C'était une façon de retourner contre l'inconnu l'arme qu'il avait employée ; sans savoir s'il l'avait fait exprès ou non, Noah comptait bien le traiter comme si ce qu'il ressentait comme une agression était volontaire. Il n'était jamais gêné d'être injuste, si ça lui donnait des forces. Il cherchait juste à déterminer s'il était face à une autre proie, ou face à un autre prédateur. Pour le retenir à ses côtés, il reprit la conversation sur un mode plus plaisant : "Je ne sais pas ce que vous en avez pensé, mais j'ai adoré la scène de flashback, dans l'intrigue secondaire. Les deux cosmonautes dans la capsule d'entraînement."

Il s'appuyait éhontément sur l'autre homme, en profitant largement de la situation pour entretenir avec lui un contact physique permanent, comme aurait pu le faire un ado à la fois attiré et légèrement intimidé, pour se coller sans en avoir l'air contre quelqu'un qui lui plaît. S'il l'avait pu, clairement il l'aurait entraîné dans un train fantôme, pour le plaisir d'avoir peur et de se jeter dans ses bras musclés. Il en avait presque déjà l'eau à la bouche... Ses crocs prêts à se déployer chatouillaient le voile de son palais, indiscernables par tout autre que par lui-même. Mais il n'y avait pas de manège à proximité, il ne disposait que d'un petit trajet à pied au long du bâtiment. Inventif, le chasseur exploitait toutes les ressources de son environnement à leur plein potentiel. Il remplaçait la peur par l'émotion, puisqu'on lui en laissait la possibilité en évoquant le film. Et l'émotion était un domaine où il excellait. C'était son point fort au sein de la fratrie autrefois, et au sein de ce qui restait de la famille désormais. Il avait la fibre humaine, lui disait son père, avec un mélange de critique et d'étonnement admiratif. Un peu comme on discute avec un traqueur qui se met à la place des loups, qui vit parmi eux, et qui se montre virtuose au moment d'appuyer sur la gâchette. Qui fusionne avec la proie au besoin, pour au final ramener les plus belles peaux.

"C'était très bien dosé, au niveau du suspense, j'ai mis un moment à comprendre pourquoi l'apesanteur s'actionnait et se coupait à nouveau. J'étais dans la tête de l'acteur, qui s'accrochait de son mieux en regardant son camarade inconscient se faire soulever dans les airs et projeter contre le sol. Quand il a lâché son appui pour aller le saisir et l'entraîner vers le sas... j'avais les larmes aux yeux. J'ai cru qu'ils allaient mourir ensemble. Il était déjà mort, bien sûr, il avait eu le crâne brisé au premier impact. Mais le héros ne pouvait pas l'abandonner, et il a réussi à le traîner à l'extérieur. Très émouvant. Très humain."

Un passage très bref, un simple écho. Le personnage avait refait sa vie ; il l'appelait le héros, mais mis à part cette scène, ce n'était même pas une figure centrale. Lui, c'était ça qui l'avait marqué, sincèrement. Cette parenthèse hors du monde physique, dans la capsule isolée, et hors du monde de l'histoire, dans un passé révolu, avait aussi été une parenthèse hors du monde pour lui, car elle avait réussi à lui faire oublier qu'il était en chasse. Et il avait sincèrement les larmes aux yeux, même en rappelant ce moment qui avait été particulièrement intense, surtout sur le plan musical. Mais ça, il n'en parlait pas. Il ne voulait pas réellement se livrer. La musique, c'était presque un point faible chez lui.
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MessageSujet: Re: Midnight Movies ~ PV Aidan Johnson   Mar 6 Mar - 22:32

[HRP : Désolé pour l'attente ><']

Il sentit le regard du jeune homme coulait sur lui, il ne s’en cachait même pas. Un frisson lui parcourut l’échine, ses sens étant parfaitement en alerte. Ce n’était pas le genre de regard intéressé, presque pervers, non c’était celui d’un prédateur. Cet homme ne regardait pas pour son physique, mais comme un morceau de viande à se mettre sous la dent. Mais allait-il mettre sa menace à exécution. Car oui, par cet échange de regard, il y avait une menace non dite à son encontre. Notre sorcier était parfaitement du danger et cela ne l’effrayait pas du tout, il savait se défendre. Beaucoup de prédateurs ont tendance à se croire surpuissant, il suffit des fois de leur montrer le contraire pour qu’ils se calment. Cela peut-être juste de l’intimidation ou en utilisant la manière forte. Ce jeune homme a tout intérêt, du moins pour lui, à ne rien tenter, car il n’hésitera pas à la recadrer, le montrer qui est le dominant ici. Après tout, il est le maire de la ville, ce qui suppose qu’il doit savoir se faire respecter. Beaucoup ont tendance à sous-estimer les sorciers, car ils n’ont rien de monstrueux à proprement parler, déjà de par leur aspect. Ils n’ont aussi pas de force ou de vitesse démultipliée. Pourtant, avec leurs sorts, ils disposent d’une grande palette de possibilités, ceux-ci bien utilisés, ils peuvent se montrer redoutables.

Mais trêve d’hypothèses, jusqu’à maintenant il n’a aucun rien tenté. Il semblait qu’il lui ait fait un peu mal aux chevilles. A première vue, même s’il boitait un peu, cela semblait sans gravité. Les règles de la ville interdisaient qu’il utilise ses pouvoirs en lieux publics, histoire de ne pas bouleverser le quotidien des habitants de cette ville, les humains surtout. Le contraire aurait pu engendrer divers problèmes, tensions ou autres, cela serait bien trop difficile à gérer. Après tout, il existe des personnes pas forcément bien intentionné et des humains très méfiants envers tout ce qui touche au surnaturel. Le tout est de trouver un équilibre pour tous. Mais il n’allait pas le laisser comme cela, il prendrait le soin tout de même de l’emmener à l’hôpital. En fait, ce ne serait pas plus mal, il s’assurait bien sûr pour qu’il ne puisse rien tenter, sûrement à l’immobilisant avec un sort. Puis, il lui poserait des questions. Il jouerait cartes sur table avec lui quitte à le menacer de la peine de mort s’il se risque à enfreindre les règles. L’inconnu, bien que pas si inconnu que cela en fait, ne se gêna pas pour prendre appui sur lui, collant son corps au sien comme s’ils étaient déjà proches, alors qu’ils venaient juste de se rencontrer.

«Oui, c’était un bon film, j’étais complètement absorbé». Lui dit-il, affichant un sourire.

«Comment va votre pied ? Rien de cassé, vous pouvez marcher ?»

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MessageSujet: Re: Midnight Movies ~ PV Aidan Johnson   Jeu 8 Mar - 19:53

HJ : no souci ! Je te garde à l'oeil ^^



"Je ne vais pas faire un cent mètres ce soir, mais je devrais survivre. Espérons que j'arrive à appuyer sur les pédales de ma voiture... Mes parents habitent assez loin du centre. A une grosse demi-heure de route, dans les bois."

Le fait qu'il habite encore chez ses parents à son âge ne lui semblait pas gênant à suggérer. Après la guerre qui avait eu lieu, les familles s'étaient regroupées. Elles avaient fait front commun, et surtout, elles avaient cherché à limiter les dépenses ; partager le loyer était une des façons d'y arriver. Enfin, sauf les familles qui s'étaient retrouvées divisées par le conflit, bien sûr, ce qui avait failli se produire chez lui. Par sa faute. Noah n'aimait pas trop repenser à sa dispute avec son père. Surtout dans une situation où il se préparait potentiellement à la bataille. Ce souvenir le fragilisait. D'un autre côté, aucun adversaire ne pourrait jamais lui inspirer autant de peur, de haine, puis de soumission et de docilité que son père dans cet instant-là ; quelque part, la comparaison l'aidait à relativiser n'importe quelle menace. C'est aussi pour ça qu'il n'avait jamais fait de cauchemars, même dans les moments les plus terribles de sa vie : aucun croquemitaine, aucun monstre sous le lit, n'avait jamais été aussi terrifiant que l'homme qui viendrait lui dire de se rendormir s'il l'entendait pleurer. Noah reprit, en indiquant sa voiture, une petite chose grise et insignifiante, mais dotée d'un coffre assez volumineux :

"On peut dire que vous étiez absorbé. A en oublier ce qui vous entoure, mais je ne vous en veux pas, vraiment ; au contraire, je rends hommage au pouvoir du cinéaste. Je m'appelle Noah Meyer et je suis intervenant artistique. Et vous ?"

Il n'avait pas vraiment besoin de connaître le nom de quelqu'un pour le mettre dans son assiette - il n'était qu'un sale petit libertin, se disait-il parfois en son for intérieur, avec un rire silencieux. Mais la situation n'était pas encore bien claire avec ce type ; il lui avait retiré le pain de la bouche, en se mettant lui-même en première ligne, l'avait-il fait exprès ? Espérait-il le conduire hors de l'espace public pour lui signifier que c'était ici son territoire de chasse ? Voilà qui aurait été un dénouement intéressant. Noah ne savait pas encore comment il était censé réagir en pareille situation. Ordinairement, les personnes qui avaient un tel grief avec l'activité des wendigos s'adressaient à son père. Dix ans plus tôt, il avait tué en duel un lycanthrope particulièrement redoutable, suite à un tel entretien. Noah éprouvait une sorte de fierté malsaine et d'excitation guerrière à se dire qu'il était, maintenant, lui-même assez menaçant, assez adulte, pour qu'on s'en prenne à lui au lieu de s'en référer directement au patriarche. C'était décidé : son entorse allait empirer, il ne pourrait pas conduire, et l'homme du cinéma serait obligé de l'accompagner. La nuit venait de prendre une ambiance électrique.

Alors qu'il se faisait ces réflexions, Noah s'appliquait à marcher en ployant sa cheville de manière à en démontrer la faiblesse ; il s'y amusa une seconde de trop. Il était inattentif à la bordure du trottoir, il trébucha, et le poids qu'il porta sur le pied tordu dépassa ce qu'il avait calculé. Un craquement se produisit. Il ne l'entendit pas, mais il le sentit. Il venait de se faire mal pour de bon. Son visage jusqu'alors aimable grimaça instinctivement, et pendant une fraction de seconde, ses crocs apparurent, longs et effilés ; il reprit aussitôt le contrôle, mais jura entre ses dents et s'adossa au mur pour faire une petite pause. Il n'avait pas eu l'intention de rendre sa comédie si réelle ! Comment allait-il pouvoir se battre, maintenant ? Son regard se reporta sur l'inconnu, l'air traqué soudain, puis il se força à rire. Il n'y avait que ça à faire, de toute façon. Il n'allait quand même pas hurler.
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MessageSujet: Re: Midnight Movies ~ PV Aidan Johnson   Sam 31 Mar - 22:05

[HRP ; Désolé encore, je suis à la bourre. En espérant que cela te plaise Smile]

Le jeune homme semblait s’inquiétait du fait qu’il n’était pas sûr de pouvoir conduire dans son état. Aidan considéra la chose avec perplexité. Il n’était pas encore sûr qu’il disait la vérité, mais pour une raison étrange, il ne lui inspirait pas confiance. Peut-être est-ce le fait qu’il soit un wendigo. Il avait beau militer pour que ces créatures aient une chance, il ne pouvait pas s’empêcher d’être mal à l’aise en présence d’une. Il se refusait à les exclure de la ville, pire se pratiquer leur extermination, ce serait une pratique bien trop barbare. Lui qui prônait l’unité et la protection des êtres humains et des créatures, il ne pouvait pas faire d’exception. Cela demandait certains arrangements, beaucoup d’efforts de surveillance, de contrôle afin de garantir la sécurité et le bien-être de tous. Mais certaines de ces races dites «dangereuses» sont prêtes à faire des efforts, parce que pour beaucoup elles n’ont pa choisi d’être comme cela, alors pour eux il est prêt à faire des efforts. Pourtant, il n’oublie pas d’être sur ses gardes, tous ne sont pas comme cela, même dans l’enceinte de la ville le danger zéro n’existe pas. C’est ce qu’il gardait en tête concernant cet inconnu, de plus il avait bien du mal à lire son aura, comme s’il se cachait derrière un masque, peut-être, il avait bien de mal à avoir une image net du genre de personne qu’il est. Il allait se maintenir à son plan, il allait lui proposer son aide, le temps de l’attirer vers la voiture. Il ne prendrait pas de risque, tout pouvait se passer très vite et les sorciers n’ayant pas de réflexe ou de force surhumaine comme les autres créatures, il faudrait utiliser la ruse. L’immobiliser avant qu’il puisse faire quoique cela soit semblait être la meilleure des solutions.

«Mieux vaut que vous preniez pas de risque, je peux vous reconduire chez vous siv ous voulez. C’est la moindre des choses, sachant que je suis en partie responsable de votre état».

Il le laissa le conduire à sa voiture. Il s’appelait donc Noah Meyer, oui c’était bien la personne qu’il avait vu dans son dossier un peu plus tôt lors de la réunion de ce matin.

«Aidan, enchanté». Dit-il avec un sourire, ne voulant pas s’attarder plus que cela sur son identité, moins il en saurait, mieux se serait. Alors, s’il ne savait pas qu’il était le maire de la ville, c’était très bien comme cela, il pourrait ainsi éteindre un peu plus sa vigilance. Alors qu’il s’approchait du trottoire le pied du jeune homme buta contre le rebord, trébuchant. Il le retint comme il put pour qu’il ne tombe pas, mais cet incident semblait avoir aggravé son problème à la cheville. Il le vit grimaçait, cela devait être assez douloureux, mais il restait calme, prenant sur lui. Il le laissa reprendre ses esprits. Il regarda les alentours, il était maintenant dans une petite ruelle, personne ne viendrait les déranger. Il fallait qu’il connaisse la vérité sur ses intentions, quitte à l’en obliger. L’homme était appuyé dos contre le mur, c’était parfait. Il posa sa main sur sur torse et récita rapidement une incantation. Cela fait, il retira sa main, se reculant lui aussi afin de garder une distance de sécurité. Noah était maintenant incapable de bouger, son corps étant cloué contre le mur comme un aimant. Il croisa les bras et le toisa avec supériorité, attendant sa réaction.

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MessageSujet: Re: Midnight Movies ~ PV Aidan Johnson   Dim 1 Avr - 0:04

[HRP : bien joué, tu m'as eu ^^ ma vengeance sera terrible ! ...un jour.]

Comment avait-il pu être aussi stupide ? Noah se traitait de tous les noms, en appuyant le moins possible sur sa cheville endolorie. Bon, c'était peut-être un simple faux mouvement. Ce n'était peut-être ni cassé, ni foulé. Il verrait ça en rentrant chez lui. Il se faisait déjà un plaisir à l'idée de déchiqueter ce mauvais plaisant quand ils sortiraient de la ville. Il était un peu distrait par cette agréable vision mentale quand il perdit soudain le contrôle de ses mouvements.

Pendant le temps qu'avait pris le sorcier pour lui lancer son sort, le wendigo avait eu à peine le temps de réaliser ce qu'il risquait, d'ouvrir ses mâchoires par réflexe défensif, et de laisser se déployer en partie ses crocs redoutables. Ses yeux s'étaient veinés de sang, ses pupilles avaient rétréci, et ses joues s'étaient creusées, révélant la faim atroce qui tordait ses entrailles à toute heure du jour et de la nuit, au contact de proies potentielles. Il n'était pas entièrement métamorphosé en une créature de cauchemar, prête à verser le sang, mais son potentiel était clairement exposé.

Il resta paralysé, puis l'incantation prit fin et la main se retira ; il émit un sifflement sinistre en se démenant de toutes ses forces, mais impossible de faire un mouvement, ou de se décoller du mur. La fureur hérissait ses cheveux longs qui rayaient son visage défiguré d'une rangée d'ombres verticales, comme celle de barreaux de prison. Allait-il être tué maintenant ? Une sueur froide sur son front était le seul signe de la terreur qui parcourait ses veines, mais il refusait d'en montrer davantage.

"Enchanté, Juste Aidan. Appelle-moi Noah. On se tutoie alors ?"


Le jeune homme se sentait incapable de se concentrer sur autre chose que sur la colère qu'éprouverait son père quand il apprendrait que le chasseur était devenu la proie. C'était une honte pour leur famille et une indignité pour toute leur race, et bien sûr c'était la mise en danger de la descendance que devait encore engendrer Noah avant de mourir. Il aurait fallu qu'il maîtrise la rage intense qui crispait ses traits, et retroussait ses lèvres sur des dents encore beaucoup trop pointues. Mais il n'y arrivait pas. L'incapacité de faire le moindre geste le vexait beaucoup trop.

Il fixait son regard noir et brûlant dans les prunelles paisibles du sorcier, en se demandant si ce dernier était télépathe. Là, ça aurait été le déshonneur intégral : sa peur aurait été perçue sans aucun filtre, sans qu'il puisse sauver la face... Mais d'une façon ou d'une autre, ce gars l'avait déchiffré, puisqu'il était intervenu pour l'empêcher de reprendre sa proie. C'était clair, à présent. Enfin, dans le doute, Noah pouvait toujours tenter de bluffer un peu. C'était sa dernière chance de prolonger sa vie, sans doute.

"Je peux savoir pourquoi tu m'épingles comme un papillon, Merlin ? Si c'est de l'affection que tu veux, ça se négocie. Mais ça, c'est vraiment pas des manières."
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MessageSujet: Re: Midnight Movies ~ PV Aidan Johnson   Lun 23 Avr - 19:49

Il avait fait aussi vite qu'il put, avec ce genre de créature il le faut, elles sont sauvages, rapides et imprévisibles. Il aurait très bien pu lui attraper le bras et le mordre jusqu'à l'os. Oui, nul doute qu'il l'aurait fait. L'homme si aimable il y a une minute s'était maintenant transformé en bête assoiffée de sang et de chair fraîche, montrant les crocs. La transformation avait beau n'être que partielle, elle avait de quoi impressionner, mais il tenter de faire bonnes figure, n'en laissant rien paraître. Il était le maire de la ville après tout, il ne devait exposer ses faiblesses à personne, surtout pas dans une situation comme celle-ci. Mais ce wendigo ferait bien de faire gaffe, car si il y a bien une chose qu'il ne supporte pas, ce sont bien les montres de son espèce, tuant des innocents. Ce wendigo ne s'en rendait peut-être pas encore compte, mais son sort dépendrait de ses réponses. Tout danger aux habitants de cette ville serait éliminé sans procès, il n'avait aucun état d'âme pour cela. Lui manquait encore les preuves du crime, il ne l'avait pas encore pris sur le fait, mais peut-être arriverait-il à en tirer quelques informations. De toute manière, il s'assurerait pour ne pas le faire surveiller étroitement. Il observa le jeune homme, la colère et la frustration se lisaient bien sur son visage malgré  qu'il tentait de la camoufler avec son autosuffisance. Car oui, il se permettait encore de le toiser du regard comme si c'était lui qui avait le dessus, mais non ce n'est pas lui qui a les cartes en main. Il durcit son regard tout en continuant de le fixer.

"Fini les politesses alors ? Ne me fais pas perdre mon temps avec tes balivernes, tu sais très bien pourquoi".

Il ne supportait pas ce petit air supérieur qu'affichait le wendigo, ce petit sourire en coin, comme s'il croyait qu'il pouvait pouvait se permettre tout dans SA ville, comme s'il se croyait au-dessus des lois. Les wendigos avaient et sont toujours aujourd'hui, un sujet difficile à traiter. Beaucoup de ses conseillers tendent à lui dire qu'il faudrait exclure ses montres de la ville, mais lui s'y ait toujours opposé. Ce serait contraire au message qu'il véhicule. Demon Heights se veut être un endroit sûr pour les humains, mais aussi un refuge pour toutes les créatures, il ne peut pas se permettre de faire des distinctions. De plus, tout le monde a le droit à sa chance, mais les créatures les plus viles, on ne choisit pas ce que l'on est, certaines subissent plus leurs états qu'autres choses. Mais Noah était la petite étincelle qui pourrait mettre la ville à feu et à cendre. Cette pensée l'énerva intérieurement. Il mit sa main droite à hauteur de son visage, fermant le poing lentement tout en prononçant quelques mots. Cela eut pour effet de renforcer le poids qui forçait le jeune homme à rester immobile sur le mot, comprimant sa poitrine. Dans la seconde il déplia sa main, ce n'était qu'un avertissement après tout.

"Je ne plaisante pas. Je veux des réponses et tu as intérêt à me les donner. Je pourrais casser partie de ton corps, ton autre cheville, les jambes ou les bras et puis recommencer jusqu'à ce tu admettes la vérité. Vois-tu, j'ai le pouvoir de guérir les blessures alors cela peut durer longtemps".

Pour prouver ce qu'il disait il se lit se plaça un peu à côté de lui, s'agenouillant et posa sa main sur la cheville de Noah. Il ferma les yeux pour se concentrer, une lueur blanche apaisante enveloppa sa main puis la cheville de Noah. Il se redressa et se recula de quelques pas.

"Bien sûr, si tu avoues et qui tu me jures de ne pas recommencer, je suis prêt à te laisser partir, mais je t'aurais à l'œil tout de même".

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MessageSujet: Re: Midnight Movies ~ PV Aidan Johnson   Mar 24 Avr - 17:46

Voilà un beau regard, furieux et concentré, celui d'un adversaire qui s'apprête à porter un coup et qui ne le retiendra pas. Noah se sentait dans sa bulle de prédilection : la violence. Sa part humaine avait peur de souffrir et rêvait de pouvoir crier grâce, mais sa part animale était bien trop réveillée pour le lui permettre, et elle se délectait de voir le bon citoyen en face de lui perdre peu à peu ses propres bonnes manières.

"Merci pour la cheville, Aidan. J'ai besoin de mes jambes pour... tu sais."


Pour chasser. Pour aller au travail. Pour éviter de se faire secouer par le col en rentrant, en se faisant traiter de minable et d'incapable ; mais ça, le dénommé Aidan ne le saurait jamais. Son air ironique bien accroché sur son visage narquois, Noah masquait avec obstination la détresse qui lui tordait le ventre encore plus fort que la faim. Il fallait qu'il rentre intact. Il ne fallait pas que son père sache. Mais il ne fallait surtout pas que cet inconnu hostile perçoive sa défaillance, tant qu'il était encore en son pouvoir. C'est pourquoi il souriait de plus belle, malgré le danger grandissant que dévoilaient les divers tours de magie effectués sur sa personne. Et c'est pourquoi il tenait la tête haute, comme si ça avait pu suffire à le protéger.

"Je ne plaisante pas non plus. S'il m'arrive quoi que ce soit..."

Il faillit dire : mon père te retrouvera et te fera regretter d'être né. La phrase était là, sur le bout de sa langue, mais il n'arrivait pas à la prononcer. Quelque chose lui disait que le sorcier aurait pu se moquer d'une pareille réaction d'enfant, et que ça aurait été assez justifié. Lui-même, si un de ses élèves l'avait menacé de cette façon, il aurait ri.

"...J'ai des amis puissants," finit-il par lancer, d'un ton tout sauf crédible. "Pose tes questions, super héros, je t'écoute. J'avoue que je suis un wendigo, en attendant, ça gagnera du temps - et je jure de ne plus jamais me laisser prendre aussi facilement."

Quelle contrainte pourrait être plus forte que celle du sang qui battait dans ses veines ? Ce type avait le pouvoir de lui couper le souffle, d'accord ; ça n'avait pas été agréable, et il tremblait dans la hantise que ça recommence ; mais Noah trouvait ça bien gentil en comparaison de ce que son père aurait pu lui faire à sa place, et c'était son père. Parce que c'était son père, ça faisait forcément plus mal. C'était l'homme qu'il aimait et admirait le plus au monde, la structure de son existence, le centre de son clan, d'autant plus sacré que ce clan était décimé. Presque une divinité sur terre. Le sorcier n'était qu'un inconnu qui avait eu envie d'une petite bagarre, ça n'avait rien de personnel... ça aurait pu tomber sur n'importe qui, et c'était tombé sur lui. Noah ne lui reconnaissait aucune autorité.

En fait, tout au fond, une certaine part masochiste de lui-même avait la curiosité de voir ces pouvoirs à l'oeuvre. Peu importe que ce soit dans sa chair ou la chair d'un autre : ça ferait toujours un sacré spectacle. Et monsieur pouvait frapper sans laisser de traces, alors... Sur une bête comme lui, Noah lui-même considérait que la torture était légale. Il n'était pas assez humain pour tomber sous le coup des protections de la société ; et il n'était pas assez proche de la créature animale inconsciente et innocente pour qu'on ait pitié de son cas. Il avait surtout peur de deux choses : qu'on le brûle vivant ; et que sa façade de rire démoniaque ne tienne pas le coup en cas de fracture. Il se savait capable de fondre en larmes sans pouvoir se contrôler, au-delà d'un certain seuil de douleur. Et il ne comptait certainement pas donner ce plaisir à ce foutu super héros.
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MessageSujet: Re: Midnight Movies ~ PV Aidan Johnson   Lun 21 Mai - 21:15

Malgré l'avertissement donné, le wendigo ne semblait pas prendre conscience du danger ou en tout faisait comme s'il s'en fichait, on aurait même dit que la douleur lui réveillait les sens, l'existant davantage. Aimait-il ça ? Avoir mal ? A cette pensée, un frisson lui parcourut l'échine. Il n'a pas l'âme d'un tortionnaire, même s'il peut se montrer dur et intransigeant lorsqu'il le faut. S'appliquer à ce genre de pratique sadomasochiste on pourrait dire le mettait mal à l'aise, il ne s'attendait pas à cela. Cet homme était malsain, vraiment et il n'avait qu'une crainte maintenant c'est qu'il l'attire vers le bas avec lui, aspiré dans une spirale de violence. Mais il se calma vite, tout que voulait ce wendigo c'était le perturber, c'est ça, il ne fallait pas qu'il tombe dans son piège. Mais il était un peu perturbé, ne sachant plus trop comment il allait gérer le problème de Noah. Ce dernier commença à le menacer à son tour, lui disant de se méfier, qu'il avait  des relations, des amis puissants. Cette pensée l'amusa, il ne savait vraiment pas qui il était. Le moment était venu de lui dévoiler son identité finalement, cela ne coûtait rien de lui dire et cela mettrait au moins les points sur les "i", espérons-le. Un sourire en coin, il le toisa d'un air de défi.

"Et qui croie tu que je suis ? Je suis l'un des plus puissants sorciers restant dans ce monde et je pense pas que tes amis seraient assez bêtes pour s'attaquer au maire de la ville. Si je le veux je pourrais très bien ordonner une extermination de toi et tes amis et crois-moi tu n'auras aucun endroit dans cette ville pour te cacher. Je pourrais très bien te tuer ici maintenant, alors modère tes propos". Lui dit-il, lui écrasant de nouveau la poitrine. Il aurait pu craindre des représailles, mais sûr de lui comme il est et un brin prétentieux c'est vrai, il ne voyait vraiment pas ces wendigos comme une menace. Après tout, il avait toute la ville à ses ordres, beaucoup plus de relations que Noah ça c'est un fait.

"Je n'ai aucun problème avec les wendigos, sauf ce qui enfreignent les règles et tue pour le plaisir, comme toi".

Lui dit-il, le regardant droit dans les yeux. Il n'avait aucune preuve de ce fait, mais il fait comme s'il savait afin de voir sa réaction.

"Inutile de me mentir, je sais tout, je l'ai vu". Dit-il avec assurance, bien que soit un mensonge. "Après tous les efforts que l'on fait pour intégrer les wendigos à la société, je trouve cela franchement irrespectueux, du vrai foutage de gueule..."

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MessageSujet: Re: Midnight Movies ~ PV Aidan Johnson   Lun 21 Mai - 22:28

Un ricanement échappa à Noah ; il n'y croyait pas une seconde. Pas de problème avec les wendigos ? Qui n'a pas de problème avec ça ? Autant dire qu'on n'a pas de problème avec la peste et le choléra. C'était absurde. Enfin, il avait des problèmes plus urgents à gérer.

"Je ne respire pas bien. Ecoute, je ne suis pas claustrophobe mais je sens monter la crise d'angoisse. Laisse-moi un peu de jeu au niveau des poumons, d'accord ? Je suis qu'un gamin, j'ai pas envie de crever."

C'était douloureux, mais pas extrêmement... beaucoup moins que d'autres choses auxquelles il pouvait penser, en fait c'était surtout angoissant. Le type avait l'air décidé à le tuer là, et personne ne lui viendrait en aide. On le retrouverait au matin, un cadavre froid et disloqué sur le sol, comme un clochard qui s'est endormi dans son sommeil et ne s'est jamais réveillé. Et ses élèves seraient très tristes. Bon sang, il ne fallait surtout pas qu'il pense à ses élèves dans un moment pareil, il allait y perdre toute sa combativité.

"Et je ne sais pas ce que tu as vu, ou cru voir... mais tu l'as mal interprété, monsieur le maire. Je ne prends pas de plaisir à tuer. Je me sens mourir à chaque fois, c'est moi que la bête dévore le premier, je disparais dans un grand trou noir et je ne sais jamais si je remonterai ensuite. C'est terrifiant. Ou alors, c'est moi qui ne suis vraiment pas courageux, ça c'est la version de mon père..." Noah se tut et sa tête retomba, regard fixé vers le sol : ça ne servait à rien de développer. Cet homme n'était pas son psy, il n'était pas là pour faire des efforts de compréhension. Il y avait sûrement une façon de résumer ça pour que le commun des mortels puisse comprendre... Mais bon, le gars voulait qu'il parle, qu'est-ce qu'il pouvait lui raconter d'autre ?

"Une sorte de bad trip, si ça te parle davantage. Le plaisir ? je ne sais même pas ce que c'est. Ceux qui ont buté tous mes frères et soeurs par contre... je suis prêt à parier qu'ils ont fait un feu de joie, qu'ils ont dansé, et qu'ils ont baisé autour des cadavres. Alors tes menaces d'extermination, ça ne me fait pas peur. C'est ma vie. Je ne connais rien d'autre. Tout le monde nous hait, et tu veux que je te dise, moi le premier."


Il s'en voulait légèrement des termes qu'il avait employés, en y repensant à tête reposée. C'était presque comme s'il avouait qu'il avait déjà tué des gens. Mais après la guerre, qui pouvait encore cracher sur un tueur ? Tout le monde en avait bien un ou deux dans sa famille, proche ou éloignée. Beaucoup n'avaient pas eu le choix. Certains avaient réagi excessivement et s'en voulaient à mort depuis, ou refusaient d'y penser. Il ne se mouillait pas trop. Même cet homme en face de lui... il était prêt à parier que son âme ne serait pas la première qu'il aurait sur la conscience, si les choses dérapaient ce soir.

Enfin, son âme. Façon de parler. Il n'avait pas d'âme. Que son expérience humaine factice, d'un côté, comme une peau de serpent prête à être jetée à la mue. Et l'esprit de la faim, de l'autre, qui l'habitait et l'animait. Si on le tuait, l'esprit s'en irait habiter un autre corps, voilà tout, et de lui, de Noah Meyer, il ne resterait rien. Il savait ce que ses parents feraient de son corps... Ils lui trouveraient une dernière utilité. Ils ne l'enterreraient pas. Un grand frisson de terreur le secoua brusquement. Il n'avait pas menti, en parlant de cette panique abjecte qui commençait à avoir raison de son self-control. Il était terrifié par ses parents. Les hurlements bestiaux de son père, le silence oppressant de sa mère. Ce n'étaient que deux images de la mort, depuis que ses frères et soeurs... Eux non plus ils ne les avaient pas enterrés. Noah connaissait la tradition, mais ce jour-là seulement elle était devenue une réalité. Il était loin alors, en Europe. Il pouvait juste... rester éveillé la nuit, les yeux grands ouverts, et y penser. A table. En promenade. En écoutant les infimes mouvements qui commençaient à se signaler dans le ventre de sa compagne. Tout le temps. Une peur abrutissante, continue, comme un bruit de tambour.

Il aurait juste voulu que ce foutu sorcier puisse partager un peu de sa terreur, et réalise à quel point ça pouvait être une mauvaise idée de se mettre à dos le patriarche Meyer.
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MessageSujet: Re: Midnight Movies ~ PV Aidan Johnson   Jeu 21 Juin - 22:24

Le wendigo accueillit la remarquer d’un rire mauvais, pourtant il disait la vérité. C’est lui après tout qui dirige cette ville et il a toujours fait en sorte, encore aujourd’hui, que tout le monde se sente à sa place, humains comme créature. Demon Heights est un havre de paix et de libre coexistence entre les races, toutes les races. Car le mélange est magnifique, c’est le mélange des cultures, des modes de vie, si seulement tout le monde pouvait comprendre son point de vue. Alors bien sûr, les humains ont peur, peur de l’inconnu, de ses monstres qu’ils ont pour la plupart vus tuer les leurs pendant la guerre. Il ne peut pas blâmer leur méfiance. Jamais il ne forcera les plus réticents, tout ce qu’il demande c’est un minimum de respect entre chaque habitant, de la tolérance, c’est la base pour vivre sereinement ensemble après tout. Mais il n’oublie pas que beaucoup ne partage pas sa vision de paix entre les races, parmi les créatures il y en a des rancunières, mais aussi des qui tuent pour le plaisir, parce que cela fait partie de leur mode de vie, de leur culture. Les wendigos en sont un parfait exemple et sont un sujet de discorde récurrent, le sujet revenant régulièrement à la surface, les gens ont peur, c’est bien naturel. Mais il ne peut prendre la responsabilité de condamner toutes une race, certains cherchent juste à survivre, ils n’ont pas choisi ce qu’ils sont. C’est pour ces gens qu’il se bat pour trouver des solutions et garantir une bonne insertion. Après tout, il leur fournit de la nourriture de substitution, élaboré soigneusement par la Harker Corporation, ainsi en théorie ils n’ont pas à se nourrir sur des humains. Mais les instincts sont les instincts, c’est pour cela qu’ils sont étroitement surveillés, tous fichés aussi donc. C’est de cette manière qu’il a tout de suite reconnu Noah d’ailleurs. Il faudra qu’il aille voir son frère ensuite, la police aura peut-être des informations sur lui ou sur sa famille que lui n’a pas, peut-être a-t-il déjà des antécédents.

Noah lui indiqua qu’il avait du mal de desserrer un peu la pression qu’il opérait sur la poitrine du jeune homme. Il soupira avant de desserrer les poings qui eut pour effet d’enlever la sensation de poids. Quelle comédie pensa-t-il, enfin bon il le laissa dire ce qu’il à dire. Le voilà maintenant qu’il jouait la victime. Etonnant à voir sachant que juste avant il agissait comme un prédateur qui de plus ne s’en cache pas. Alors bon acteur ou pas ? C’est vrai qu’il n’avait rien vu, il fallait qu’il lui laisse le bénéfice du doute. Mais bon, un wendigo qui semble suivre une jeune femme en sortant, avouez que c’est une drôle de coincidence, non ? Son récit le chagrina, sur ce point de vue ils ne pouvaient pas lui donner tort, beaucoup de créatures ont fait l’objet d’actes de barbarie, torturés des fois pendant des jours avant d’être tués. Les hommes peuvent être des monstres aussi, il ne va pas le contredire dessus, surtout lui qui a assisté à la mort de ses parents, brulés vifs. On lui avait de s’enfuir, de courrir sans regarder derrière lui, mais il avait entendu les cris et lorsqu’il vit les flammes au loin il comprit. Pourtant, il avait fait aussi de belles rencontres pendant et après cette période, des humains bons, tolérant et ouvert d’esprit. Tout cela lui a redonné de l’espoir dans l’avenir. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier après tout. Il le regarda droit dans les yeux, l’air plus adoucit, bien qu’il garda son sérieux.

«Ce que je sais c’est que je ressens beaucoup de douleur, de colère, de haine venant de toi. Cette noirceur englobe tout ton être et t’étouffe.» Il expira lentement, faire comprendre son point de vue à Noah ne serait pas facile, il arriverait-il au moins ? Au moins, il ferait passer le message. Ce serait à la fois comme un conseil et une mise en garde pour la prochaine fois. Il l’aurait à l’oeil, au prochain faux pas ce ce serait la condamnation à mort immédiate.  

«Je comprends très bien ce que tu peux ressentir, mes propres parents ont été brûlés vifs sur le bûcher, alors qu’ils n’avaient rien demandé, ils n’ont jamais fait de mal à qui que ce soit. Mais tous les humains ne sont pas comme cela, je pourrais facilement t’en présenter qui ne seront pas répugnés ou je ne sais quoi à l’idée de te voir. Certainement que certains vous haissent, il y aura toujours et s’il y à des actes ils seront sévèrement punis, mais la majorité ont juste peur. Cette vie que tu détestes tant n’a pas à être une fatalité, on peut t’apprendre à te contrôler, avoir une autre alimentation.»

Il se nota dans un coin de sa tête d’ordonner à ce qu’une enquête plus approfondie soit menée sur la famille Meyer. Une famille de wendigos, très attaché à ses valeurs, cela pourrait posé problème. Mais si Noah voulait vraiment changer, il n’allait pas le rejeter non plus.

«Je peux t’aider, par exemple je peux te mettre un sort pour canaliser tes instincts, ce sera peut-être un peu douloureux au début, mais il n’y a rien de plus efficace.»

Que Noah soit d’accord ou pas, c’est ce qu’il allait faire de toute façon. Il n’allait pas le laisser repartir comme cela après tout.

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